Comment se négocie le bois ?

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Comme tout matériau, le bois est une ressource qui se vend. Pourtant acheter du bois n’est pas si simple et de nombreux facteurs sont à prendre en compte lors d’une transaction. Ainsi, la qualité, la quantité et l’aspect du bois sont des choses primordiales qui vont conditionner le prix de celui-ci. Il faut donc faire attention à plusieurs éléments. Explications.

Avec qui se passe la transaction ?

Les transactions se passent entre un acheteur et un vendeur. L’acheteur de bois peut donc faire affaire avec un négociant ou un scieur. Il y a de petites scieries et des scieries industrielles. Les scieries vont fournir le bois désiré par l’acheteur et le proposer sous différentes formes. Le bois est vendu le plus souvent en mètre cube.

Quel est le produit acheté ?

Le prix du produit va être conditionné par la qualité du produit et son état. Le bois passe en effet par plusieurs étapes de transformation. L’acheteur peut l’acquérir en plot, avivé ou encore en panneaux.

Avec l’achat de bois en plots, l’acheteur se retrouve avec un bois qu’il va devoir affiner lui-même. Le bois va donc avoir des chutes inexploitables directement. De plus, il peut être difficile pour l’acheteur de vérifier la véritable qualité d’un bois brut car cela requiert des connaissances poussées.

Le coût du bois sera donc en conséquence (plus bas), car il y aura encore un gros travail a effectuer sur la matière (rabotage, affinage, découpe…). Les plots peuvent être d’épaisseurs diverses selon les dimensions proposées par les scieries.

Le bois peut aussi être déjà avivé. C’est à dire qu’il va être déjà découpé en morceaux rectilignes avec 4 arrêtes distinctes. Un bois avivé est plus fin et coûte plus cher car il est déjà travaillé.

Enfin, le bois peut être vendu en panneau de bois pressé et calibré, presque prêts au travail de menuiserie et de fabrication et d’assemblage. Là encore, le prix va grimper, car le matériau est encore un peu plus travaillé.

Le prix du bois va donc varier, pour beaucoup, en fonction de ces facteurs. D’autres éléments peuvent aussi jouer sur le prix, tels que l’essence, la qualité, la longueur etc. Il va falloir appliquer les solutions les moins onéreuses pour l’acheteur en fonction des moyens de transformation de bois dont il dispose.

Vigilance et confiance

Le matériau fournit est généralement celui escompté mais on n’est pas à l’abri de mauvaises surprises. En effet, des plots peuvent être en partie inexploitables par l’acheteur car remplis de nœuds. Il faut donc essayer de trouver un terrain d’entente avec le fournisseur pour payer la matière exploitable ou reconvenir du prix.

Si les échanges s’effectuent entre 2 pays qui ont des unités de mesures différentes, il faudra aussi être attentifs. Si mon bois provient des États-Unis, l’épaisseur est peut-être en pouce et non en millimètres ou centimètres. Il peut donc y avoir des surprises.

Les transactions s’effectuent selon une relation de confiance. Un bois vendu très en deçà des prix du marché est louche et doit alerter sur sa qualité ou sa provenance.