Les contraintes spécifiques d'un escalier en bois extérieur
Un petit escalier en bois destiné à l'extérieur est soumis à des contraintes bien plus sévères que son homologue intérieur : pluie, gel, UV, mousses et champignons peuvent dégrader rapidement un bois non adapté. Le choix de l'essence est donc primordial. Les bois naturellement résistants comme le chêne, l'iroko, le robinier ou le pin sylvestre traité classe 4 sont les plus adaptés. Evitez le hêtre, trop sensible à l'humidité, et le bois brut sans traitement qui se fissure et pourrit rapidement. L'escalier exterieur bois bien conçu peut durer vingt ans ou plus avec un entretien minimal.
Dimensions et formes adaptées à l'extérieur
Pour un escalier exterieur bois, privilégiez des marches sans contremarche afin de permettre l'évacuation de l'eau et éviter la rétention d'humidité entre les éléments. Le giron doit être légèrement supérieur à celui d'un escalier intérieur, autour de 28 à 32 cm, pour offrir un appui stable même avec des chaussures encombrantes. La largeur minimale recommandée est de 90 cm. Un escalier exterieur droit est plus facile à entretenir qu'un tournant, mais un modèle quart tournant peut mieux s'adapter à certaines configurations de terrasse ou de jardin.
Traitement et entretien d'un escalier extérieur en bois
Même un bois naturellement durable nécessite un traitement de surface pour un petit escalier en bois extérieur exposé aux intempéries. Lasure, huile de lin ou saturateur : chaque produit a ses avantages selon l'essence et le rendu souhaité. Un retraitement tous les deux à trois ans est recommandé. Veillez à ce que les pieds de l'escalier ne soient pas en contact direct avec le sol : posez-les sur des plots en béton ou des embouts inox anti-remontée d'humidité. Un escalier exterieur bois bien protégé et entretenu conserve son aspect naturel et sa solidité pour de nombreuses années.









