Contenu principal
Calculer le nombre de marches d'un escalier : méthode et formules

Calculer le nombre de marches d'un escalier : méthode et formules

Calculer le nombre de marches d'un escalier revient à diviser la hauteur à franchir par une hauteur de marche confortable, puis à vérifier que le giron obtenu respecte la loi de Blondel et tient dans la place disponible. Deux mesures précises suffisent pour commencer.

Les données nécessaires au calcul

Pour calculer un escalier droit, vous avez besoin de deux mesures : la hauteur totale à franchir (du sol fini bas au sol fini haut) et la profondeur disponible au sol. Ces deux valeurs conditionnent le nombre de marches, le giron et la hauteur de contremarche. Un calcul d'escalier droit rigoureux évite les mauvaises surprises lors de la pose.

À ces deux cotes s'ajoute la longueur de la trémie, l'ouverture dans le plancher haut : c'est elle qui détermine la hauteur de passage au-dessus des marches. Une trémie trop courte oblige à se baisser en montant, défaut fréquent lorsqu'on calcule les marches sans regarder le plafond.

Méthode de calcul étape par étape

Divisez la hauteur totale par une hauteur de marche cible (entre 17 et 20 cm) pour obtenir un nombre de marches approximatif. Arrondissez à l'entier le plus proche, puis recalculez la hauteur exacte de chaque marche. Vérifiez ensuite la cohérence avec la loi de Blondel : 2h + g doit rester entre 60 et 64 cm. Pour un escalier de 270 cm de hauteur, 15 marches donnent h = 18 cm, un giron de 26 cm satisfait la formule (2×18+26=62). Le calcul marche escalier est alors validé.

Vérifier l'encombrement au sol

Le nombre de girons multiplié par la profondeur de chaque marche donne la longueur au sol de l'escalier, appelée reculement. Si cette longueur dépasse la place disponible, deux options existent : réduire légèrement le giron en augmentant la hauteur de marche, dans les limites du confort, ou passer à un escalier tournant. Ajouter une marche pour diminuer la hauteur de chacune allonge au contraire l'escalier. Pour un escalier long, il faut aussi penser à couper la montée par un palier : le nombre maximal de marches d'une seule traite est détaillé dans la page sur le nombre de marches par volée d'escalier.

Sols finis, marches et contremarches : les pièges du calcul

La première erreur consiste à oublier de mesurer entre sols finis et non entre dalles brutes. La seconde est de confondre le nombre de marches et le nombre de contremarches : un escalier de 15 marches compte 15 contremarches mais seulement 14 girons si la dernière marche est le plancher de l'étage. Mieux vaut calculer un escalier droit avec soin : une erreur de 1 cm sur la hauteur se répercute sur toutes les marches et rend l'escalier inconfortable ou non conforme aux normes DTU.

Et pour un escalier quart tournant ?

Le nombre de marches se calcule de la même façon, à partir de la hauteur totale. La différence porte sur le giron : dans la partie tournante, les marches sont balancées, plus larges côté extérieur que côté intérieur. Le giron se mesure alors sur la ligne de foulée, la trajectoire suivie naturellement par le pied, et doit y rester constant d'une marche à l'autre pour que le pas ne change pas en tournant. Ce balancement réduit l'encombrement mais demande un tracé soigné, souvent confié au fabricant.

La hauteur retenue pour chaque marche dépend aussi de l'usage : escalier principal, escalier de service ou accès extérieur n'appellent pas le même confort, comme l'explique la page sur la hauteur des marches intérieures et extérieures. Enfin, la première marche peut être élargie ou arrondie pour faciliter l'accès ; son rôle est présenté dans l'article sur la marche de départ et ses formes arrondies.

Les publications de cette rubrique (9 articles)

▲