Un escalier conçu pour des adultes ne devient pas dangereux parce qu'un enfant l'emprunte, mais plusieurs de ses caractéristiques prennent une importance qu'elles n'avaient pas. La hauteur de marche, l'écartement des barreaux et la nature de la finition passent alors du confort à la sécurité.
Les dimensions qui comptent
Une marche haute fatigue un adulte ; elle oblige un jeune enfant à monter de face en s'aidant des mains. Un giron généreux compense en partie, car il donne à l'appui du pied une surface stable. Le calcul qui relie ces deux dimensions est expliqué dans notre page sur la loi de Blondel, et le rôle exact de la profondeur de marche dans celle consacrée au giron.
L'écartement des barreaux du garde-corps est le point le plus souvent négligé. Onze centimètres est la limite communément retenue : au-delà, un enfant peut y engager la tête. Sur un escalier ancien, c'est la première chose à mesurer.
Les marches ouvertes
Un escalier sans contremarche laisse un vide entre chaque marche. Un adulte n'y prête pas attention, un jeune enfant y passe le pied. La question est traitée en détail dans notre page sur les contremarches ; retenons ici que les fermer est la modification la plus efficace, et l'une des moins coûteuses.
La finition, souvent sous-estimée
Un bois vitrifié brillant devient glissant en chaussettes. Une finition mate ou satinée, ou des bandes antidérapantes discrètes en nez de marche, changent la donne sans dénaturer l'ouvrage. C'est aussi le moment de vérifier que la main courante est saisissable par une petite main : une section trop épaisse ne se serre pas.
Les barrières amovibles en haut et en bas restent la solution du temps où l'enfant ne monte pas seul. Elles ne dispensent pas des trois points précédents, qui, eux, servent pendant toute la vie de l'escalier.









