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Sécuriser un escalier en bois pour de jeunes enfants

Sécuriser un escalier en bois pour de jeunes enfants

Pour sécuriser un escalier en bois avec de jeunes enfants, quatre points suffisent le plus souvent : des barreaux de garde-corps espacés de 11 cm au plus, des marches fermées par des contremarches, une finition qui ne glisse pas et, tant que l'enfant ne monte pas seul, une barrière en haut et en bas. Un escalier conçu pour des adultes ne devient pas dangereux parce qu'un enfant l'emprunte, mais plusieurs de ses caractéristiques prennent une importance qu'elles n'avaient pas. La hauteur de marche, l'écartement des barreaux et la nature de la finition passent alors du confort à la sécurité.

Les dimensions qui comptent

Une marche haute fatigue un adulte ; elle oblige un jeune enfant à monter de face en s'aidant des mains. Un giron généreux compense en partie, car il donne à l'appui du pied une surface stable. Le calcul qui relie ces deux dimensions est expliqué dans notre page sur la loi de Blondel, et le rôle exact de la profondeur de marche dans celle consacrée au giron.

L'écartement des barreaux du garde-corps est le point le plus souvent négligé. Onze centimètres est la limite retenue par la norme AFNOR NF P01-012, que rappelle la Matmut dans ses conseils de prévention : au-delà, un enfant peut y engager la tête. Sur un escalier ancien, c'est la première chose à mesurer, entre deux barreaux comme entre le bas du remplissage et la marche.

Les marches ouvertes

Un escalier sans contremarche laisse un vide entre chaque marche. Un adulte n'y prête pas attention, un jeune enfant y passe le pied. La question est traitée en détail dans notre page sur les contremarches ; retenons ici que les fermer est la modification la plus efficace, et l'une des moins coûteuses. Quand l'escalier est suspendu ou sans contremarche par choix esthétique, d'autres solutions existent, présentées dans notre guide pour sécuriser un escalier ouvert sans contremarche.

La finition, souvent sous-estimée

Un bois vitrifié brillant devient glissant en chaussettes. Une finition mate ou satinée, ou des bandes antidérapantes discrètes en nez de marche, changent la donne sans dénaturer l'ouvrage. C'est aussi le moment de vérifier que la main courante est saisissable par une petite main : une section trop épaisse ne se serre pas.

Les barrières, une solution provisoire

Les barrières amovibles en haut et en bas restent la solution du temps où l'enfant ne monte pas seul. L'assureur Matmut les présente comme une protection pour les enfants de 0 à 24 mois, ce qui situe bien leur rôle : une aide pour les premières années, pas un aménagement durable.

Elles ne dispensent pas des trois points précédents, qui, eux, servent pendant toute la vie de l'escalier.

Le contrôle en cinq minutes

  • Mesurer l'espace entre deux barreaux du garde-corps et sous le remplissage : pas plus de 11 cm.
  • Repérer les marches sans contremarche, où un pied d'enfant peut passer.
  • Tester l'adhérence des marches en chaussettes, surtout en haut de l'escalier.
  • Vérifier que la main courante se tient d'une main d'enfant et ne bouge pas.
  • S'assurer que les barrières, s'il y en a, ferment seules et tiennent quand on les pousse.
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